Deux sous ZeroCalcare : Giulio le chien est-il mort ? La vérité sur la fin

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La fin de Deux sous, la série animée de Zerocalcare su Netflix, vous laisse cette impression désagréable d'histoires qui ne se terminent pas en apothéose, car elles préfèrent rester là où ça fait le plus mal. Au cœur des interrogations des fans se trouve avant tout Giulio, le chien de Montini, massacrés par Paturnia et presque considéré comme mort après l'attaque. La réponse, cependant, est cruciale pour comprendre le sens de la fin.

Giulio meurt-il dans le final de Due Spicci ?

Jules ne meurt pas en finale de Deux sous, même si la série construit autour du chien l'une des séquences les plus difficiles et les plus éprouvantes émotionnellement de toute l'histoire. Après l'attaque subie par PaturniaGiulio est présenté dans un état très grave, au point de devenir le véritable centre émotionnel de l'effondrement de MontiniDans cette série, Montini tisse un lien authentique, stable et humiliant avec le seul être vivant avec lequel il entretient une relation profonde. Le suspense est maintenu pendant un temps, car Montini est arrêté avant de connaître le sort du chien. Ce suspense rend la fin d'autant plus cruelle : l'homme paie pour son accès de violence sans avoir la certitude que Giulio est sain et sauf.

L'information n'arrive que plus tard, par le biais de Zerocalcare, qui emmène Giulio avec lui et écrit à Montini Pour le remercier de les avoir sauvés, il lui a même envoyé une photo avec le chien, enfin hors de danger. Ce n'est pas un simple détail pour adoucir le choc, car dans une série si peu encline aux consolations faciles, la survie de Giulio devient l'une des rares formes de réparation possibles. Montini n'est pas absous, il n'est pas érigé en héros et il ne connaît pas de fin heureuse, mais au moins il découvre que le chien dont il a perdu le contrôle est vivant, et dans une histoire dominée par les échecs, la culpabilité et des adultes brisés émotionnellement, ce n'est pas rien.

Pourquoi Giulio est le point de rupture de Montini

Giulio est le point de rupture car il représente le seul lien pur dans la vie de Montini, un personnage marqué par des années de l'intimidation, l'isolement et l'humiliation subis sans jamais pouvoir véritablement réagir. Dans la finale de Deux sousLa violence infligée au chien ne sert pas simplement de procédé narratif pour susciter la colère du spectateur, mais agit comme un détonateur d'une souffrance déjà accumulée. Paturnia ne s'attaque pas seulement à un animal, mais à la seule présence capable de maintenir Montini en lien avec quelque chose de bon. Zerocalcare utilise Giulio pour souligner le moment précis où une personne fragile, habituée à tout encaisser sans broncher, ne peut plus contenir sa colère.

Le geste de Montini contre Paturnia C’est de là que naît la force, non d’une volonté héroïque, ni d’un plan précis, ni même d’une vengeance déguisée en libération. La série est bien plus amère, car elle montre comment l’agression contre Giulio libère une violence que Montini ne parvient plus à maîtriser, transformant le personnage le plus marginal en un meurtrier inattendu. Ce choix est puissant car il déplace le poids du dénouement des personnages les plus agressifs et prévisibles, le faisant reposer sur les épaules de ceux qui semblaient voués à la souffrance, comme si la série affirmait que l’invisibilité, lorsqu’elle se prolonge, peut engendrer la tragédie.

Qui a tué Paturnia et pourquoi le chien a tout changé ?

En finale de Deux sousLa série semble initialement suggérer que tuer Paturnia il se pourrait que Carlo et Emilio, les frères de ÉmeraudeCar leur colère, leur implication et leur désir de protéger leur sœur orientent le spectateur vers une explication plus linéaire. Puis vient le renversement de situation, car le véritable coupable est… MontiniZero aperçoit Paturnia, le couteau ensanglanté à la main, dans une scène qui bouleverse toute la saison. Paturnia est éliminée non pas par quelqu'un qui semblait prêt au combat, mais par une figure fragile et périphérique, presque toujours reléguée au second plan par rapport au chaos ambiant.

Le rôle de Giulio C'est crucial car l'attaque contre le chien donne une forme concrète au désespoir de Montini, transformant une souffrance latente depuis des années en un acte irréversible. La série ne suggère pas que Montini ait agi correctement, et ce serait une erreur de l'interpréter ainsi, car Zerocalcare évite soigneusement la rhétorique de la simple vengeance. Elle montre plutôt une conséquence tragique, née de la convergence d'un traumatisme personnel, de la solitude, de la peur et de l'amour pour la seule créature capable de donner à Montini le sentiment d'être utile. Giulio n'est donc pas seulement le chien à sauver, mais aussi le point d'ancrage par lequel le dénouement déconstruit toute interprétation trop simpliste du meurtrier.

Zerocalcare prend Giulio et écrit à Montini

Après l'arrestation de Montini, Zerocalcare Il emmène Giulio avec lui, et ce choix modifie profondément la portée du dénouement, car non seulement la culpabilité demeure, mais une responsabilité concrète se dessine. Zero ne peut sauver Montini de la prison, il ne peut effacer la mort de Paturnia, ni apaiser la douleur qui l'a conduit à cet acte, mais il peut prendre soin de Giulio et s'assurer que Montini connaisse la vérité. La lettre qu'il lui écrit, accompagnée de la photo avec le chien, devient ainsi une forme de réparation minimale mais puissante, car Montini entre en prison sans savoir si Giulio a survécu, et recevoir cette confirmation lui permet de ne pas rester à jamais dans l'ombre de l'image finale.

La photo de Zéro avec Giulio L'épisode « En vie et en sécurité » possède une valeur narrative très particulière, car il transforme le chien en une présence qui continue de faire le lien entre l'intérieur et l'extérieur, la liberté et la prison, la culpabilité et la gratitude. Zero remercie Montini de les avoir sauvés, mais cette gratitude n'efface pas le meurtre, ne le rend pas acceptable et n'en atténue pas la gravité. Elle sert plutôt à reconnaître la complexité de l'histoire, car Montini a commis un acte extrême, et pourtant, au sein de cette tragédie, il a empêché Paturnia de subir un autre préjudice. La série demeure ainsi sur son terrain de prédilection, celui des contradictions non résolues, où personne n'est véritablement innocent et où personne ne peut être réduit à une seule définition.

La mère de Giulio et sa rencontre avec Montini en prison

Un autre passage important concerne la mère de Giulio, que Zerocalcare accompagne pour rencontrer Montini En prison. Là encore, la série ne cherche pas à susciter une émotion facile, car cette rencontre n'a pas pour but de construire une rédemption sans faille, mais plutôt de montrer comment la fin laisse les personnages dans un équilibre fragile, fait de visites, de nouvelles venues de l'extérieur et de relations qui survivent de façon déformée. Montini est en prison, Giulio est vivant, Zero a pris soin du chien et la mère de Giulio peut rendre visite à son fils, lui apportant, au moins en partie, une confirmation qu'il n'avait pas au moment de son arrestation.

La scène fonctionne car elle rejette une fois de plus l'idée d'une fin close, claire et paisible. Montini Il ne revient pas libre. Giulio Cela n'efface pas la tragédie. Zero Il ne devient pas soudainement une personne résolue, mais quelque chose se met en place malgré tout, et ce mouvement se manifeste par de petits gestes, presque bureaucratiques dans leur concrétude, comme une lettre, une photo, une visite en prison, un chien placé en garde à vue. Deux sousLe bien ne se présente pas comme une récompense narrative, mais comme un minimum d'entretien face au désastre, et c'est peut-être précisément pour cette raison qu'il pèse plus lourd.

Le fait que Giulio ait sauvé la situation ne rend pas la fin heureuse.

Le fait que Que Julius soit vivant cela ne rend pas la fin de Deux sous heureux, car la série n'utilise pas la survie du chien pour effacer la violence subie, le meurtre de Paturnia ou la condamnation de MontiniAu contraire, le salut de Giulio rend la fin plus douloureuse, car il confirme que Montini a tout perdu avant même de savoir que la seule personne qui lui était vraiment chère avait survécu. Il y a une cruauté singulière dans cette construction, car le spectateur reçoit une bonne nouvelle, mais dans un contexte où les conséquences sont irréversibles.

La force de la fin réside précisément dans l'absence de véritable récompense. Julius vitZero le recueille, Montini reçoit une photo, sa mère parvient à le voir, mais chaque geste de bonté arrive trop tard pour empêcher le désastre. Zerocalcare fonctionne souvent ainsi, dépouillant les rebondissements émotionnels de toute tentation mièvre, car la vie des personnages reste marquée par les blessures, l'angoisse, les responsabilités non assumées et les tentatives imparfaites pour ne pas sombrer. Giulio devient ainsi le symbole d'un espoir minimal, non salvateur, capable d'affirmer que quelque chose peut survivre, même quand il est trop tard pour revenir en arrière.

La fin de Due Spicci n'absout personne.

La fin de Deux sous n'absout pas Montini, même si cela oblige le spectateur à le regarder avec une pitié bien plus dérangeante qu'un simple jugement. La série montre un homme brisé, incapable de se défendre pendant des années, poussé à bout par l'agression dont il a été victime. Giulio, mais ne transforme jamais le meurtre de Paturnia Dans un acte glorieux. Ici, Zerocalcare est plus subtil qu'une simple vengeance fictive, évitant à la fois la condamnation pure et simple et l'exaltation morale, et laissant le spectateur face à une question bien plus complexe : jusqu'à quel point une personne peut-elle accumuler de souffrance avant de devenir, à son tour, partie intégrante du mal ?

Aussi Zero Il demeure prisonnier de cette ambiguïté, car si l'adoption de Giulio et sa lettre à Montini comptent parmi ses gestes les plus concrets, elles n'effacent pour autant ni ses hésitations, ni sa culpabilité, ni son incapacité chronique à prendre position. Paradoxalement, le chien devient le moyen par lequel Zero, au moins un instant, s'extirpe de son marécage mental habituel, car prendre soin de Giulio implique de faire un choix, et non de se contenter de déplorer le désastre avec son orgueil démesuré. Dans une fin aussi amère, cette responsabilité pèse plus lourd que bien des déclarations solennelles.

La réponse sans détour concernant le destin de Giulio

Pour ceux qui cherchent simplement des spoilers, la réponse courte est : Jules ne meurt pas en finale de Deux sousLe chien de Montini, battu presque à mort par Paturnia, survit et est recueilli par ZerocalcareIl écrit alors à Montini en prison pour le remercier et lui montrer, par une photo, que Giulio va bien. La série laisse Montini derrière les barreaux, mais ne le laisse pas sans nouvelles, et dans une histoire aussi dure, même un détail comme celui-ci devient une forme de réconfort.

La fin reste déchirante précisément parce qu'elle ne résout pas la douleur par la survie du chien, mais utilise Giulio Le film explore le lien entre fragilité, responsabilité et conséquences. Montini paie pour ses actes, Zero prend soin du chien, la mère rend visite à son fils en prison, et le spectateur est confronté à une vérité dérangeante : parfois, on peut sauver une vie sans pour autant sauver tout le monde. Julius est vivant, Mais Deux sous C’est pourquoi l’histoire ne se termine pas bien, car Zerocalcare ne raconte pas de miracles, mais l’histoire de personnes qui tentent de recoller les morceaux.

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